Contrer le fascisme est un devoir démocratique!

Le Grand Conseil accepte une motion de l’UDC visant à interdire les “antifa”.  Le PS est résolument contre le fascisme et s’inquiète de la stigmatisation des personnes qui se positionnent contre l’extrême droite.    

Un soutien choquant à l’extrémisme de l’UDC

Antifa n’est pas une organisation ou un groupement structuré. C’est un mouvement né d’une volonté de s’opposer à l’autoritarisme, au fascisme et au racisme. Ce terme a été remis à la mode par le président des États-Unis Donald Trump, qui utilise les “antifa” comme boucs émissaires afin de faire taire son opposition politique. La direction prise par Trump, de qualifier les “antifa” comme organisation terroriste est dangereuse pour la démocratie et l’écho que cette position à trouvé au sein de l’extrême droite en Suisse est vraiment inquiétante.

Il est d’autant plus important de s’engager clairement en faveur de l’antifascisme, comme le souligne la députée Alice Kropf : « Quiconque défend la démocratie, les droits de l’Homme et l’État de droit plutôt que le despotisme fait inévitablement partie de l’Antifa. Moi aussi. Avec conviction. »

La volonté du gouvernement bernois de soutenir la motion UDC visant à interdire les “antifa” est irresponsable, tout comme la position du Grand Conseil qui a suivi cette position. Dans son intervention lors du débat au Grand Conseil, la députée Valentina Achermann a déclaré : « Nous assistons, partout dans le monde, à la montée en puissance des forces autoritaires, d’extrême droite et fascistes. L’antifascisme n’est donc pas une menace pour notre démocratie, mais il est et reste un devoir démocratique. »

Pour rappel, le Conseil fédéral s’est positionné contre une telle interdiction dans sa réponse du 25 février 2026 à une motion UDC sur ce même sujet[1] (1). On ne peut interdire une pensée. De plus, les critères formels manquent pour une interdiction. Lutter contre le racisme, le fascisme et l’autoritarisme, qui se développe pourtant rapidement autour du globe ainsi qu’en Suisse est un devoir.

La députée Oriana Pardini souligne l’importance de l’engagement antifasciste. Elle déclare : « L’antifascisme est le fondement de la liberté, car sans l’égalité de tous les êtres humains, la liberté devient le privilège d’une minorité. C’est pourquoi je me déclare antifasciste ! »

Contact 

Oriana Pardini:                            078 890 07 09

Valentina Achermann:             079 233 76 68

Alice Kropf:                                  076 415 55 56

Stefan Jordi:                                079 693 36 80


[1] Avis du Conseil fédéral du 25.02.2026 en lien avec la motion 25.4724 Burgherr, https://www.parlament.ch/fr/ratsbetrieb/suche-curia-vista/geschaeft?AffairId=20254724

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