Une fois de plus, le canton de Berne a établi un budget trop restrictif. Il faut mettre une fin à ce catastrophisme systématique des finances cantonales, car il se fait directement au détriment de la population. Pour améliorer le pouvoir d’achat, il faut désormais investir sérieusement : dans les réductions des primes, dans la garde d’enfants complémentaire à la famille, de meilleurs salaires, les transports publics, le climat et les services de santé.
Le rapport financier annuel 2025 du canton de Berne se solde par un excédent de 873 millions de francs. La Directions des finances, dirigée par les partis bourgeois, s’est « trompée » de 630 millions de francs. Même si certains effets exceptionnels ont pu jouer un rôle, une déviation de bien plus d’un demi-milliard de franc est inacceptable. Le Conseil d’État, dominé par les partis bourgeois, a – une fois de plus – crée une image catastrophiste de la situation financière.
Depuis des années, les partis bourgeois dénigrent les finances cantonales afin d’éviter des dépenses supplémentaires pour la population. En conséquence, des budgets beaucoup trop restrictifs sont adoptés et, lors de la présentation des comptes, d’énormes excédents apparaissent soudainement. Cette politique d’austérité doit cesser ! Le canton de Berne est en bonne santé financière. À tel point, que le frein à l’endettement doit même être suspendu. Andrea Rüfenacht, députée au Grand Conseil et vice-présidente de la CFin : « Le rapport annuel 2025 montre que le canton de Berne est en bonne santé financière. La population doit désormais en ressentir les effets grâce à une extension des réductions des primes et à une meilleure prise en charge médicale. »
Sous prétexte d’une situation financière prétendument tendue, le canton de Berne a renoncé à des investissements ces dernières années et a négligé des tâches importantes. Ainsi, le campus éducatif de Burgdorf n’a pas été réalisé et il manque des salles pour 60 classes dans les gymnases. Les salaires du personnel cantonal, des enseignants ainsi que dans les secteurs de la santé et du social sont à la traîne par rapport aux autres cantons. On a renoncé à l’extension de la réduction des primes ou à baisser les frais de crèche. L’offensive en matière de transports publics n’a toujours pas été lancée. La députée Tanja Bauer : « L’excédent massif du canton de Berne résulte de nombreux programmes de réduction des dépenses et est payé par la population : par des primes d’assurance maladie élevées, des frais de crèche élevés et un manque de personnel dans le secteur de la santé. »
Le canton de Berne prend de plus en plus de retard. Par rapport aux cantons voisins, sa population croît nettement plus lentement ; selon les prévisions, elle devrait même commencer à diminuer à partir des années 2030. Si le canton de Berne ne veut pas décrocher, il doit investir dès maintenant pour rendre la région attractive pour y vivre et y travailler. « Il faut investir dans les gens dès maintenant pour qu’ils aient plus d’argent dans leur porte-monnaie à la fin du mois », déclare le député Thierry Gagnebin. Dans la perspective du prochain budget, le PS du canton de Berne réclame six mesures qui améliorent directement le pouvoir d’achat de la population et renforcent l’attractivité du canton de Berne :
- Les primes d’assurance maladie sont plafonnées à 10% du revenu du ménage.
- La garde d’enfants complémentaire à la famille devient gratuite, analogue à l’école.
- Des salaires équitables pour le personnel cantonal, les enseignants et les collaborateurs des secteurs de santé et du social.
- Le canton de Berne lance une offensive en faveur des transports publics afin que 50% des trajets s’effectuent en transports publics.
- Les soins de santé, et notamment la psychiatrie pour adolescents, seront développés.
- Le canton renforce ses investissements afin de rattraper son retard en matière d’entretient et de modernisation de son parc immobilier.
Contact
Andrea Rüfenacht, députée PS au Grand Conseil et vice-présidente de la CFin: 079 462 99 46
Tanja Bauer, députée PS au Grand Conseil et membre de la CFin: 079 203 27 20
Thierry Gagnebin, député PS au Grand Conseil et membre de la CFin: 076 571 40 21
